PORTRAIT DE VOLONTAIRE
Tryphène et Jesica

Tryphène (T) et Jesica (J) ont été volontaires, engagées par VISA-AD en 2025-2026. Voilà, de leur point de vue, ce qu’elles préconiseraient à des structures pour que l’arrivée des volontaires en mission se passe au mieux.
Il y a-t-il des choses que la structure peut mettre en place avant l’arrivée d’un volontaire pour lui prévoir le meilleur accueil ?
T : Annoncer l’arrivée du volontaire à l’équipe est une très bonne chose, pour que cette dernière sache qu’il y a une nouvelle personne qui est là, que ça ne soit pas une surprise. Présenter le.la volontaire à l’équipe aussi les premiers jours, ça aide à l’intégration.
J : Il peut y avoir des échanges par mail par exemple dans lesquels le tuteur prend soin de savoir si le volontaire a des craintes liées à son arrivée. L’équipe devrait être prévenue de la venue du volontaire et que chacun connaisse son prénom, ce qui permet au volontaire de se sentir inclus et pris en compte dès son arrivée.
L’accueil peut se faire en douceur, avec une visite des locaux, des fonctions de chacun. Le volontaire peut être mis en confiance, s’il sait qu’il a la liberté de poser des questions ou de demander de l’aide. Une équipe attentive et bienveillante, un cadre sécurisant peuvent fortement influencer son intégration.
Le premier jour, que recommanderais-tu à une structure pour accueillir un nouveau volontaire de façon idéale ? Peux-tu donner des/tes exemples ?
T : Le premier jour, je pense que ça serait bien d’expliquer en détail les tâches à réaliser par le volontaire ; concrètement ce qu’il faut qu’il fasse, afin qu’il ne se sente pas perdu. Arriver dans une nouvelle association où tout le monde connaît déjà très bien son travail peut être impressionnant. Alors je pense que ça serait bien de présenter précisément les missions, que ce soit avec toute l’équipe ou entre le volontaire et le tuteur
J : Je pense qu’il est judicieux le premier jour de présenter la structure, les membres de l’équipe et leurs fonctions, éventuellement demander si le volontaire a des questions au fur et à mesure des présentations. Montrer de l’intérêt pour l’intégration du volontaire aide beaucoup, dégager du temps et demander ponctuellement dans la semaine : « Comment est-ce que tu s’en sors? Est-ce que tu as des questions ? » peut aider ceux qui ont peu d’assurance à poser des questions.
Dans quel état d’esprit peut être un.e volontaire en arrivant dans sa mission/structure ?
T : En arrivant dans sa mission, on peut se sentir anxieux, appréhender, se poser des questions, parce qu’on se lance dans une mission qui va durer plusieurs mois. Donc on se demande si ça se passera bien, si on s’entendra bien avec l’équipe…
Personnellement je me posais ce genre de questions, même si ça peut ne pas être le cas pour tout le monde
J : L’état d’esprit d’un volontaire peut varier entre l’enthousiasme et la crainte. C’est une tranche d’âge qui est sensible au doute, où on se cherche encore, et la transition avec l’âge adulte n’est pas forcément évidente. Mais la structure et l’accompagnement peuvent avoir un très bel impact sur l’évolution des volontaires.
Comment l’accompagnement de la structure/tuteur à ses débuts peut-il impacter l’évolution du volontaire ?
T : L’accompagnement de la structure/tuteur à ses débuts est très importante car c’est ça qui peut déterminer si le volontaire se sentira bien dans sa mission, intégré à l’équipe etc, C’est important de le mettre en confiance dès le début surtout pour les volontaires plus réservés.
J : L’accompagnement de la structure et du tuteur peuvent impacter positivement l’expérience du volontaire, qui, non seulement peut prendre ses marques, mais aussi se sentir acteur, moteur d’un projet commun, ou d’initiatives qui bénéficient à la structure. Il trouve sa place dans une équipe et son expérience peut lui donner l’envie de s’engager dans l’association ou faire naître un intérêt pour le monde associatif, ou des causes, un public propre à l’association où il a fait son volontariat. Un volontaire qui a une expérience positive dans un EHPAD, peut devenir un adulte citoyen sensibilisé à ses aînés ; d’autres dans la cause animale, culturelle, etc.. Non seulement l’accompagnement peut guider le jeune vers son avenir professionnel, mais aussi affermir son identité, ses compétences, et ses engagements. Pour ma part, mon expérience positive m’a donné envie de m’engager auprès de ma structure après mon service civique !
